Plongée en eaux vives au Kenya

Lorsqu’on parle du Kenya, on a plutôt tendance à évoquer les parcs terrestres. Si leur réputation est vraiment méritée, pour deux passionnés de plongée, ce n’était pas une destination de premier choix. C’est ainsi que nous avons décidé d’un commun accord, après avoir tout de même visionné de nombreux documents sur le sujet, de remplir toutes les formalités pour nous envoler vers le Mombasa Marine National Park. Je laisse la parole à ma compagne qui a accompli toutes les démarches.


Comme toujours, c’est moi qui m’y suis collée mais le jeu en valait la chandelle. J’ai évidemment vérifié la validité de nos passeports, puis j’ai simplement effectué la demande de e-visa. C’est maintenant très facile à faire et nous les avons obtenus rapidement. Pour les vaccins, nous étions à jour mais nous avons rajouté le vaccin typhoïde pour plus de sécurité. Je rappelle puisque mon compagnon n’a pas jugé utile de le faire qu’il est tout de même déconseillé de se balader près de la frontière somalienne. Est-ce que c’est ce qui a vraiment motivé notre choix ? Je ne crois pas car ces plongées sont restées des moments intenses et inoubliables pour tous les deux. Ah ! J’oubliais, pour ce qui est de la période la plus propice pour envisager des activités subaquatiques, il vaut mieux tabler sur les mois d’août et de septembre, ce qui tombait parfaitement avec nos congés respectifs. Billets d’avion jusqu’à Nairobi à réserver puis navette jusqu’à Mombasa, tous ces détails m’ont semblé bien futiles. Mais je laisse mon plongeur de compagnon poursuivre car il est beaucoup plus talentueux pour décrire les beautés sous marines.

Après les 11 heures d’avion pour rallier Nairobi, nous avons trouvé le nouveau train Madakara Express absolument confortable. Nous avons rejoint le littoral en seulement 4h30, ce qui est véritablement un exploit car cette ligne Nairobi-Mombasa qui ne compte qu’environ 600 km à parcourir, était autrefois un périple de près d’une journée. C’était aussi l’occasion de profiter d’une immersion dans le milieu kenyan avant évidemment la plongée dans ses eaux turquoise.  Car c’est vraiment la couleur qui domine en cette saison sèche. Nous avions réservé un lodge à proximité des meilleurs centres de plongée et nous avons pu nous adonner à notre passion sans limites. Pour alterner les plaisirs, nous avons plongé en solo dans les limites permises du parc. Rien que ces prémices ont représenté un véritable ravissement. Alors que la faune aquatique a tendance à se raréfier dans nos eaux, on a vraiment l’impression de retourner au temps originel dans ce parc préservé. Des multitudes de poissons bariolés comme les poissons clown, des tortues marines très peu farouches, d’autres espèces vivant dans les coraux, et une multitude de coquillages ont illuminé nos excursions. Nous avons pu accéder à des profondeurs plus importantes lorsque nous étions en palanquée. Si nous sommes un peu trop « sauvages » pour apprécier ces activités encadrées, nous avons pu apprécier la qualité des équipements et profiter de l’océan Indien en toute tranquillité.

Comment quitter le littoral sans aller dans la mythique île de Lamu ? Nous avons cédé au désir et rejoint cette destination par la route pour embarquer vers ce séjour de charme. On y séjourne encore dans vieilles demeures de style swahili magnifiquement rénovées. Nous avons choisi de louer un guesthouse installé dans une de celles-ci, et,  cette fois-ci, pour faire une plongée dans le temps. Car c’est bien une ambiance hors du temps qui vous attend. Les voitures sont bannies, tout est resté figé dans une époque où les ânes étaient l’unique moyen de déplacement. Coup de cœur assuré même si les tarifs pour l’hébergement y sont plus élevés. Notre best of de ce séjour qui est resté un des plus harmonieux.Derniers commentaires